Les formalités nécessaires pour voyager en Corée du Sud ont beaucoup évolué ces dernières années. Entre l’exemption de visa, la K-ETA et la nouvelle carte d’arrivée électronique, il est facile de confondre des démarches qui ne remplissent pourtant pas la même fonction.

En 2026, les voyageurs munis d’un passeport français peuvent toujours se rendre en Corée du Sud pour un court séjour touristique sans demander de visa. Ils bénéficient également d’une exemption temporaire de K-ETA jusqu’au 31 décembre 2026. En revanche, ceux qui ne possèdent pas déjà une K-ETA valide doivent normalement remplir une déclaration d’arrivée, en ligne avant le départ ou sur papier à l’arrivée.

Un voyage touristique sans visa pour les Français

Les ressortissants français peuvent entrer en Corée du Sud sans visa pour un court séjour touristique n’excédant pas 90 jours. Cette dispense concerne notamment les vacances, les visites familiales, certains déplacements professionnels de courte durée ainsi que la participation à des conférences ou à des événements.

Elle ne permet pas de s’installer durablement dans le pays ni d’y exercer une activité professionnelle rémunérée. Pour travailler, étudier pendant une longue période, effectuer un stage ou résider en Corée du Sud, il faut obtenir un visa correspondant au motif réel du séjour.

L’exemption de visa ne constitue pas non plus une garantie automatique d’entrée. La décision finale appartient au service coréen de l’immigration. Le voyageur doit donc être en mesure de présenter un projet de séjour cohérent et de répondre aux questions éventuellement posées à la frontière.

La K-ETA est-elle obligatoire en 2026 ?

La K-ETA, ou Korea Electronic Travel Authorization, est une autorisation électronique destinée aux voyageurs qui entrent en Corée du Sud sans visa. Elle doit normalement être obtenue avant l’embarquement par les ressortissants des pays concernés.

Les titulaires d’un passeport français bénéficient toutefois d’une exemption temporaire de K-ETA jusqu’au 31 décembre 2026. Pour un voyage touristique effectué avant cette date, il n’est donc pas obligatoire d’en demander une.

Situation du voyageur français K-ETA nécessaire en 2026 ? Déclaration d’arrivée nécessaire ?
Aucune K-ETA en cours de validité Non, jusqu’au 31 décembre 2026 Oui, en ligne ou sur papier
K-ETA obtenue précédemment et toujours valide Aucune nouvelle demande Non
K-ETA demandée volontairement en 2026 Facultative et payante Non, après approbation
Voyage prévu après le 31 décembre 2026 Règles à vérifier avant le départ Selon les règles alors applicables

Cette exemption est provisoire. Une personne préparant un séjour en 2027 devra donc vérifier si elle a été prolongée ou si la K-ETA est redevenue obligatoire pour les voyageurs français.

Une ancienne K-ETA reste-t-elle valable ?

Les autorisations obtenues avant la période d’exemption ne sont pas automatiquement annulées. Une K-ETA précédemment délivrée reste valable jusqu’à sa date d’expiration, à condition que le passeport associé soit toujours valide et que les informations essentielles n’aient pas changé.

Les K-ETA délivrées selon les règles actuelles peuvent être valables jusqu’à trois ans, dans la limite de la date d’expiration du passeport. Elles peuvent être utilisées pour plusieurs entrées, mais chaque séjour reste soumis à la durée maximale autorisée pour la nationalité du voyageur.

La K-ETA n’est pas un visa et ne garantit pas l’admission sur le territoire. Elle constitue seulement une autorisation préalable permettant de voyager vers la Corée du Sud sans visa.

Peut-on demander volontairement une K-ETA ?

Même lorsqu’il bénéficie de l’exemption temporaire, un voyageur français peut choisir de demander volontairement une K-ETA. L’un de ses principaux avantages est la dispense de carte d’arrivée lors du passage à l’immigration.

Cette démarche est toutefois payante. Le tarif officiel est de 10 000 wons par personne, auquel peuvent s’ajouter de faibles frais de paiement. La somme n’est pas remboursée en cas de refus.

Le délai d’examen est généralement inférieur à 72 heures, mais il peut être plus long en cas de forte demande. Les autorités coréennes précisent qu’il n’existe pas de service officiel permettant d’accélérer le traitement contre un supplément.

Pour un voyage unique en 2026, demander une K-ETA uniquement pour éviter de remplir une carte d’arrivée présente donc un intérêt limité. La déclaration électronique d’arrivée est gratuite et peut être complétée rapidement. Une K-ETA volontaire peut être plus intéressante pour une personne prévoyant plusieurs voyages en Corée du Sud pendant sa période de validité.

La carte d’arrivée électronique devient la principale démarche

Les voyageurs étrangers ne possédant ni titre de résident coréen ni K-ETA valide doivent transmettre une déclaration d’entrée. Celle-ci contient les informations nécessaires au contrôle de l’immigration : identité, numéro de passeport, dates du voyage et adresse du séjour en Corée.

Cette déclaration peut être effectuée gratuitement sur le site officiel de la carte d’arrivée électronique coréenne. Elle ne peut être envoyée que dans les trois jours précédant l’arrivée.

Il ne faut donc pas tenter de la remplir plusieurs semaines avant le départ. Le système affiche les dates d’arrivée pour lesquelles une déclaration peut être enregistrée.

La carte électronique permet de préparer la formalité avant de prendre l’avion et d’éviter de chercher un formulaire à l’arrivée. La procédure est disponible sur ordinateur et sur téléphone mobile.

Quelles informations faut-il préparer ?

Pour remplir la carte d’arrivée électronique, le voyageur doit notamment disposer des éléments suivants :

  • un passeport en cours de validité ;
  • une adresse électronique accessible ;
  • les informations du vol ou du moyen de transport utilisé ;
  • les dates prévues d’arrivée et de départ ;
  • l’adresse du premier hébergement en Corée du Sud ;
  • un numéro de téléphone ou les coordonnées utiles pendant le séjour.

Pour un séjour dans plusieurs villes, l’adresse du premier hôtel ou du premier logement suffit généralement pour compléter la déclaration. Il est préférable de conserver la confirmation de la réservation afin de pouvoir retrouver facilement le nom, l’adresse et le numéro de téléphone de l’établissement.

La déclaration est-elle payante ?

La carte d’arrivée électronique officielle est entièrement gratuite. Aucun paiement ni numéro de carte bancaire n’est demandé pour transmettre le formulaire.

Des sites privés ou frauduleux peuvent imiter l’apparence des pages officielles et réclamer des frais injustifiés. Pour éviter les arnaques, il faut uniquement utiliser le site gouvernemental dont l’adresse se termine par e-arrivalcard.go.kr.

La même prudence s’applique à la K-ETA. Le tarif officiel est de 10 000 wons. Les plateformes qui facturent plusieurs dizaines d’euros sont généralement des intermédiaires et non le service officiel coréen.

La carte papier est-elle encore acceptée ?

En 2026, les voyageurs concernés peuvent encore choisir entre la déclaration électronique et le formulaire papier complété à l’arrivée. La carte électronique n’est donc pas la seule solution disponible.

Le formulaire papier peut être distribué dans l’avion ou mis à disposition avant le passage au contrôle de l’immigration. Néanmoins, remplir la version électronique à l’avance permet de gagner du temps et limite les difficultés liées à l’adresse de l’hébergement ou au numéro du vol.

La carte papier et la carte électronique correspondent à la même obligation. Il ne faut pas remplir les deux pour une même entrée.

Combien de temps la carte électronique reste-t-elle valable ?

La déclaration doit être déposée dans les trois jours précédant l’arrivée. Si le voyageur n’entre pas en Corée du Sud dans les 72 heures suivant sa soumission, le formulaire devient invalide.

En cas de report important du vol ou de modification de la date d’arrivée, il peut donc être nécessaire de remplir une nouvelle déclaration. Certaines informations peuvent être corrigées sur le site officiel avant l’entrée dans le pays.

Une nouvelle carte doit également être établie à chaque nouvelle entrée. Par exemple, un voyageur qui quitte la Corée du Sud pour quelques jours au Japon avant de revenir devra effectuer une nouvelle déclaration s’il ne possède pas de K-ETA valide.

Quel passeport faut-il présenter ?

Un voyageur français doit posséder un passeport en cours de validité pendant son séjour. Contrairement à une règle souvent évoquée pour d’autres destinations, les autorités françaises indiquent qu’il n’est pas nécessaire que le passeport reste valable six mois après la date de sortie prévue de Corée du Sud.

Il est néanmoins essentiel que le document soit en bon état. Un passeport déchiré, fortement abîmé, modifié ou présentant une anomalie peut entraîner des difficultés à l’embarquement ou un refus lors du contrôle frontalier.

Les informations indiquées sur la déclaration d’arrivée ou sur la K-ETA doivent correspondre exactement à celles du passeport utilisé pour voyager. En cas de renouvellement du passeport, une ancienne K-ETA liée au document précédent ne peut plus être utilisée.

Quels documents garder avec soi à l’arrivée ?

Même si tous ces justificatifs ne sont pas systématiquement demandés, il est prudent de conserver sur son téléphone et, si possible, sous forme imprimée :

  • le billet de retour ou de continuation vers un autre pays ;
  • la confirmation du premier hébergement ;
  • un itinéraire approximatif du séjour ;
  • une preuve d’assurance voyage ;
  • les coordonnées d’une personne ou d’un établissement en Corée ;
  • la confirmation de la K-ETA lorsqu’une autorisation valide est utilisée.

Ces documents permettent de montrer le caractère temporaire et touristique du séjour. Ils peuvent également être utiles en cas de problème avec une réservation, un vol ou un bagage.

Le Q-Code est-il obligatoire en 2026 ?

Les restrictions sanitaires générales qui encadraient auparavant l’entrée en Corée du Sud ont été levées. L’enregistrement préalable dans le système sanitaire Q-Code n’est donc plus une formalité générale obligatoire pour tous les voyageurs.

France Diplomatie indique toutefois qu’il reste possible d’y enregistrer volontairement certaines informations sanitaires. Les règles peuvent évoluer rapidement en cas de situation épidémique particulière. Il reste donc conseillé de consulter les recommandations officielles peu avant le départ.

Attention aux médicaments transportés

Certains médicaments autorisés ou couramment prescrits en France peuvent être soumis à des restrictions en Corée du Sud. Cette question concerne notamment certains traitements contenant des substances classées comme stupéfiants ou psychotropes.

Une personne suivant un traitement important doit conserver les médicaments dans leur emballage d’origine et voyager avec une ordonnance. Pour les produits sensibles, il est préférable de se renseigner avant le départ auprès des autorités coréennes compétentes.

K-ETA ou carte d’arrivée : que faut-il faire concrètement ?

Pour la majorité des touristes français voyageant en Corée du Sud en 2026, la procédure est relativement simple. Il faut disposer d’un passeport valide, ne pas demander de visa pour un court séjour touristique et remplir gratuitement la carte d’arrivée électronique dans les trois jours précédant l’entrée.

La K-ETA n’est pas obligatoire pour les Français jusqu’au 31 décembre 2026. Une personne qui possède déjà une autorisation encore valide peut toutefois continuer à l’utiliser et n’a pas besoin de remplir une carte d’arrivée.

Demander volontairement une K-ETA reste possible, mais cette solution est payante. Pour un voyage unique, la déclaration d’arrivée gratuite est généralement suffisante.

Les règles pouvant évoluer après 2026, il est indispensable de refaire une vérification avant toute réservation pour un séjour prévu en 2027. La fin de l’exemption ne signifierait pas nécessairement le retour automatique des anciennes règles : les autorités coréennes pourraient prolonger le dispositif ou annoncer de nouvelles modalités.

Les démarches à effectuer avant le départ

  1. Vérifier que le passeport est valide et en bon état.
  2. Contrôler la date d’expiration d’une éventuelle K-ETA déjà obtenue.
  3. Ne pas demander de nouvelle K-ETA pour un voyage en 2026, sauf choix volontaire.
  4. Remplir la carte d’arrivée électronique dans les trois jours précédant l’arrivée si aucune K-ETA valide n’est utilisée.
  5. Conserver les informations du vol, de l’hébergement et du billet retour.
  6. Consulter les conseils officiels peu avant le départ afin de repérer une éventuelle modification des règles.

Sources officielles

France Diplomatie : conditions d’entrée et de séjour en Corée du Sud

Site officiel de la K-ETA

Site officiel de la carte d’arrivée électronique coréenne

Ambassade de la République de Corée en France : prolongation de l’exemption de K-ETA

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